Une femme vivait seule avec ses enfants au bord du fleuve. La vie était dure, la nourriture rare. Un jour, en cherchant du bois, elle trouva un nid caché dans les hautes herbes, rempli d’œufs magnifiques – plus gros que des œufs de poule, avec une coquille qui brillait comme de l’or.
Une voix s’éleva du sol : « Tu peux prendre ces œufs. Ils nourriront ta famille pendant des lunes. Mais il y en a un – le plus gros, celui du milieu – que tu ne dois jamais toucher. »
La femme prit les œufs et rentra chez elle. Chaque matin, un œuf apparaissait dans le nid. Chaque soir, ses enfants mangeaient à leur faim. La vie devint douce.
Mais l’œuf du milieu la hantait. Il était si beau, si gros. Qu’y avait-il dedans ? Pourquoi celui-là et pas les autres ?
Un matin, elle ne résista plus. Elle toucha l’œuf interdit.
Le nid disparut. Les œufs disparurent. Et avec eux, l’abondance. La femme comprit que la générosité a des limites, et que respecter ces limites est le prix de la confiance.
Le sens : Quand la vie te donne plus que tu n’espérais, ne cherche pas à prendre encore davantage.
Source : Conte traditionnel Douala, répertorié dans The African Storyteller et transmis oralement dans la région côtière du Cameroun.
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